Préoccupations des aînés

Élections 2021 : les préoccupations des aînés ne doivent plus rester dans l’ombre

Alors que les rumeurs d’élections fédérales s’intensifient, le Réseau FADOQ dévoile sa plateforme électorale et demande que les aînés ne soient plus jamais dans l’angle mort des enjeux politiques.

Consultez la plateforme électorale du Réseau FADOQ

« La pandémie de COVID-19 a frappé de plein fouet le quotidien de nombreux aînés, exposant les lacunes dans la manière dont notre société traite ses bâtisseurs. Des gestes concrets doivent être posés rapidement pour que leurs préoccupations soient entendues et non tablettées. Nous plaidons pour un changement de perceptions de la classe politique à propos des dossiers relatifs aux aînés », déclare la présidente du Réseau FADOQ, Gisèle Tassé-Goodman.

La plateforme électorale de la plus grande organisation d’aînés au pays propose des solutions tangibles à des besoins pressants regroupés dans quatre volets : soutien aux plus démunis, retraite et travailleurs d’expérience, transferts en santé et proches aidants.

Bonifier les prestations de vieillesse

Le Réseau FADOQ réitère ces nécessités : il faut bonifier de 10% les prestations de la Sécurité de la vieillesse dès 65 ans et augmenter le Supplément de revenu garanti de 50$ par mois par aîné.

« Si nos décideurs politiques n’accordent pas plus d’intérêt à l’importance de rehausser ce soutien financier, c’est tout le filet social des aînés qui s’en trouvera considérablement affecté. Dans le contexte du vieillissement accéléré de la population canadienne, il s’agit là d’une situation très préoccupante », s’inquiète Mme Tassé-Goodman.

La précarité financière est omniprésente chez les aînés, et ce, dès 65 ans. À l’heure actuelle, une personne qui reçoit seulement les prestations de la Sécurité de la vieillesse et du Supplément de revenu garanti a un revenu annuel de 18 746 $, une somme qui n’atteint même pas le seuil officiel de la pauvreté au Canada, qui s’établit à environ 21 000 $ dans la région de Montréal.

Protéger les fonds de pension

Le Réseau FADOQ milite pour une meilleure protection des fonds de pension par le gouvernement fédéral. Cela passe par la modification de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité et de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies afin que les déficits des caisses de retraite soient au même niveau de priorité que les créanciers garantis et les banques.

« Les travailleurs ne sont pas responsables des déficits accumulés, ils ne devraient donc pas non plus être des victimes collatérales lorsque leurs employeurs font faillite. Il est désolant que le déficit d’un régime de retraite soit perçu comme une dette parmi tant d’autres. Il faut opérer rapidement un changement de perception et un changement de législation », revendique Mme Tassé-Goodman.

Accroître les transferts fédéraux en santé

Le Réseau FADOQ demande l’indexation du Transfert canadien en santé (TCS) de 6 % annuellement et veut l’intégration dans le calcul d’une variable prenant en compte le vieillissement de la population.

La pandémie de COVID-19 a mis en lumière les besoins criants des provinces et des territoires partout au Canada. Au cours de la prochaine décennie, le Conférence Board du Canada évalue que cette réalité va accroître leurs dépenses en soins de santé de 93 G$.

« Notre organisation est catégorique : le prochain gouvernement doit aider les provinces à assumer les coûts toujours grandissants du système de santé. Les transferts fédéraux doivent être plus généreux pour permettre l’élargissement de l’accès aux soins. Cette revendication est encore plus importante dans le contexte de la crise sanitaire », souligne Mme Tassé-Goodman.

Soutenir financièrement les proches aidants

Le Réseau FADOQ revendique la modification du crédit canadien pour aidant naturel afin que cette mesure fiscale devienne un crédit d’impôt remboursable. Et pour protéger l’emploi des proches aidants, la FADOQ réclame l’allongement de la période de prestations d’assurance-emploi jusqu’à un maximum de 52 semaines.

« S’investir à titre de proche aidant implique une perte de revenus considérable. On évalue qu’un quart de la population québécoise agit comme proche aidant sur une base hebdomadaire. Il faut faire mieux pour aider ces personnes qui comblent le manque de ressources de notre système de santé », soutient Mme Tassé-Goodman.